Présentation

Samedi 8 décembre 2007
7 AOÛT 2007

 

Le réveil de merde sonne, il faut se lever, il est 4h du matin, çà me fait terriblement chier de devoir quitter la Chine, la famille et surtout ma copine un moment. L'idée de revoir la France ne me réjouit pas trop. Ce voyage en Chine était trop court, mais je m'y étais préparé tout de même. Je commence à peine à apprécier la Chine qu'il faut qu'on me l'arrache un moment. On repart avec le vanne de merde de l'hôtel. La joie n'est vraiment pas présente dans nos coeurs. On arrive à l'aéroport. Le moment de se quitter car il y a bientôt l'avion à prendre à 6h55 du matin. On reste un peu ensemble avec ma copine et mère. Çà me fais vraiment plus que chier, je ne veux pas partir et j'espère que l'avion mettra beaucoup de retard afin de pouvoir le plus longtemps possible rester sur le sol de l'Asie. C'est semblable à un coup de sabre dans le ventre ce qui m'arrive sur le moment. On boit un petit peu de thé au jasmin glacé, beaucoup mieux que le thé glacé à la menthe totalement dégueulasse en France. Pour passer à l'enregistrement je dois quitter la famille et ma copine, car les autorités n'autorisent pas les gens autre que les passagers à passer. Cela me fais plus que chier, je vais me suicider, c'est nul de savoir qu'il y a encore plus d'une heure avons d'embarquer dans l'avion, tout ce temps que je pourrais passer avec eux. Je vais mourir. Saloperie de protocole à la chinoise. Bref on se dit au revoir, et je prend mes bagages pour l'enregistrement Je fais l'enregistrement, avec des russes devant moins qui traînent à 36000 bagages aussi gros qu'ils le sont. En plus un steward russe gueule sur la chinoise qui travail au guichet. Merde elle n'a rien fait, elle ne fait que sont travail. Rien que pour çà, j'avais une haine totale de dégoût envers les occidentaux qui se croient maîtres de tout n'importe où, connards! Je passe à mon tour. Bagage enregistré, je fais l'évaluation avec la tête qui souri pour faire plaisir et se consoler entre chinois. Une fois cela fait, je n'ai pas envie d'avancer plus loin, j'ai envie de revoir ma copine et mère. Je décide de ressortir en demandant aux autorités la permission, ils acceptent, c'est super. Mais je ne les trouve plus, elles sont peut être déjà parties. Finalement, une chinoise très gentille me montre où elles sont, elle a du nous voir ensemble juste avant. Je fonce vers elles. Elles sont surprises de me voir, on passe encore un moment ensemble avant de se dire au revoir définitivement et je repars mieux dans ma tête avec le sourire car j'ai pu les revoir encore un peu. Cela est bien pour nous, car sinon çà serait chiant et insupportable.  Je passe ensuite les formalités de passages, puis les douanes avec mon sac à dos. Le douanier chinois me retire du sac la bouteille qui renferme l'eau du fleuve jaune, merde comment j'ai pu mettre la bouteille dans ce sac, quel con, j'aurais du la mettre dans la grande valise en soute. La remarque du douanier « not good » était limite pour m'énerver.  Tant pis, j'y retournerais de toute façon pleins de fois. Bref, il faut encore attendre cet avion, alors je poirote dans les duty free. J'avais oublié d'acheter quelques gâteaux chinois et d'autres conneries dans le genre. Çà fais mal de payer tout çà 10 fois plus cher. Le prix est en Yuan mais faut payer soit en dollars soit en Euro. Les seules monnaies acceptables, fort çà quand même surtout dans un pays très fermé encore actuellement comme la Chine. En plus les caissières chinoises qui papotent comme des folles m'exaspéraient, c'est comme si sans ma copine tout m'énerve de nouveau. Normal sans doute. Après une attente interminable dans le quai d'embarquement, on embarque. Mes numéros de places ont changés, sous prétexte que je n'avais pas recontacté la compagnie pour confirmer mon retour. Résultat, je me retrouverai à chaque fois au cul de l'avion et même pas côté fenêtre comme c'était prévu. Dans le premier avion, je prends un magazine en chinois comme souvenir car c'est gratuit. Je me retrouve au milieu en compagnie d'un polonais qui me parle tout le temps en anglais en me faisant chier avec une coréenne qu'il faisait chier aussi. La conversation était au début intéressante, on racontais sa vie chacun et je disais mon projet pour la Chine. On comparait les villes chinoises, blablabla. Entre temps ya des vieux chinois qui sont contents à se prendre pendant tout le trajet jusqu'à Moscou en photo. Bref ouf on arrive à Moscou. Transit, ya beaucoup de japonais qui utilisent la compagnie aeroflot en fait. Je passe à travers eux avec des « sumi masen » et oui, je suis très international dans l'esprit. Après vérif des papiers, je passe derrière les guichets, mais pas moyen de sortir je me retrouve très vite suivi par d'autres passagers derrière moi, une russe arrive et m'arrache le passeport des mains, puis me le rend et m'ouvre la porte et la referme aussitôt en hurlant un gros « STOP! STOOOOOOP! » aux autres derrière, comme à l'habitude des russes d'ex URSS. Je suis comme seul privilégié. En même temps, c'est tout à fait normal quand j'ai uniquement 1h30 pour changer d'avion avec le temps que çà met en transit, c'est pas étonnant. J'embarque enfin. Durant presque tout  ce dernier vol avant la France, je pissais le sang de la lèvre parce que par mégarde je me suis coupé, je ne sais toujours pas comment, en bouffant. Les hôtesses russes ont eu peur de moi quand j'étais en sang, en me donnant des serviettes bras tendu à distance, comme si j'étais le diable. Je passais aussi mon temps à aller aux toilettes pour me rincer la bouche avec de l'eau froide. Comme si j'avais vraiment besoin de çà en plus de mon anxiété à retourner en France, revenir à des habitudes franchement pas supers. Que de la merde quoi. Bref, j'arrive à l'aéroport de Paris. Il a fallut attendre 3 plombes pour ma valise. Je pars ensuite avec le RER, il est à peu prés 16h à ce moment là, heure Française. Çà fais toujours bizarre de voir le jour pendant une bonne vingtaine d'heures avec le décalage horaire. Je m’aperçois vraiment que je suis en occident avec de nouveau des gens très grands, impossible de se frayer un chemin. J'enchaîne avec le métro puis le train pour rentrer à Caen. J'ai eu de la chance de pouvoir foutre mes valises quelque part. A Caen, le trajet du bus pour rentrer me semblait vraiment trop long, aussi long que le train. Les bruits en France sont plus agressifs. C'est chiant quand on comprend la langue. En Chine même si c'était plus bruillant, le bruit était plus agréable et sympa. La France m'énervant vraiment sur ce point. Arrivé à la maison vers 20h. J'appelle ma copine pour lui dire que je suis bien arrivé. A ce moment là elle reparti dans le Shaanxi en train avec mère. Fatigué, je me couche pour retrouver le travail et la routine de merde dés le lendemain à la première heure. L'aspect de mon écriture ici exprime bien ce que je ressentais à ce moment là. Bref vivement le retour en Chine. Cet article marque la fin de mon récit du voyage. Éventuellement, si le temps m'en donne l'occasion, j'approfondirai certains aspects de mon voyage dans d'autres articles. Conclusion: vivement que je reparte en Asie en fait!^^

Par Christophe - Publié dans : Chine - voyage été 2007
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Samedi 8 décembre 2007
6 AOÛT 2007

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Au petit matin, nous faisons un petit tour en ville de Xi'an de nouveau. Nous recroisons des bâtiments traditionnelles. Nous en profitons pour venir visiter le nouvel appartement encore en construction de père et mère. Il fallait mettre le casque car cela reste un chantier. C'est dans un immeuble très haut à côté d'une sorte de jardin d'enfants très bizarre en forme de bateau. Évidemment, difficile de voir ce que donnera l'appartement au final, mais il reste plus grand que l'actuel. Nous allons ensuite, rien que ma copine et moi, visiter son université, où elle a étudié le Français. Moment émouvant cette fois là encore de voir des lieux et endroits qu'elle fréquentait souvent, le bâtiment de sa chambre, les commerces d'à côté. Nous n'étions pas sûres d'y entrer car nous n'avions pas de pass étudiant, mais eu final le gardien s'en fichait. Cela fait bizarre d'entrer dans une fac chinoise, comme il pleuvait on avait un parapluie et on se confondait avec les autres couples chinois. L'université est très jolie et traditionnelle. Cela fait plaisir de connaître les lieux que ma copine fréquentait avant de me connaître. Par la suite, nous sommes allés acheter encore des souvenirs dans un quartier réputé pour çà avec ses ruelles traditionnelles où des artistes peintres et calligraphes se côtoient. J'ai pu y acheter des porcelaines, pendentifs, bracelet, éventails, estampes originales... Pleins de différentes conneries de ce genre, des souvenirs pour la famille en somme. La négociation à chaque fois est longue mais porte ses fruits. A la fin nous n'avions pas vraiment le temps alors on cède facilement, à la joie délirante des commerçants. Un petit maître calligraphe m'a interloqué et je voulais absolument avoir ma calligraphie de mon nom chinois (ying long yang = dragon de l'équilibre car je suis de signe balance, J'aime le tao, et l'équilibre des choses). Tout le monde surtout Yifu aimait m'appeler ainsi car ils appréciaient que ce soit moi qui me suis trouvé ce nom et que je sois le seul dans la famille à avoir un nom de dragon. On a réussit à en tirer un bon prix. Le maître me trouvait gentil. Tellement gentil que j'ai le coeur d'un chinois généreux. Je suis le premier étranger aussi sympathique qu'il ait rencontré. On me fit savoir que c'est un compliment qui n'est pas donné à tout le monde. Le maître s'exécute à la tache d'écrire mon nom au pinceau et à l'encre de Chine. Il y ajoute, son nom, lieu et date à laquelle la calligraphie est faite, puis tamponne quelques signes de maîtres de son rang. Il voulait nous inviter chez lui, dans sa maison traditionnelle non loin derrière pour nous montrer d'autres oeuvres, son atelier et prendre un thé ensemble. Invitation touchante mais nous n'avions pas le temps, à notre grand regret, merde quand ya des rencontre intéressantes, ya jamais le temps. Bref nous retournons à l'hôtel prendre nos affaire pour se rendre à l'aéroport de Xi'an car il fallait maintenant se résoudre à aller à Beijing. Une fois sur place, il fallait se résoudre à dire au revoir à Yifu qui ne va pas plus loin. Très difficile mutuellement de se quitter. On se reverra très vite. Puis on rencontre une relation à l'aéroport qui nous guide tranquillement et nous tiens compagnie avant l'embarquement. Les relations en Chine sont vraiment importantes. On embarque dans l'avion. Mais il a fallut attendre 1h30 avant de pouvoir décoller. En attendant, on a pu manger, lire et voir un film chinois. Pendant le vol, on regardait le paysage magnifique des nuages noircis par la nuit. Nous avions traversé des turbulences du à des orages, mais on a quand même atterrit à Beijing sans soucis. Une fois sur place, on revient dans la ville de merde, avec pas beaucoup de relations et donc du démerdes-toi. Il a fallu téléphoner à plusieurs reprises pour avoir enfin un vanne pour nous chercher et nous conduire à l'hôtel réservé. Une fois arrivé sur place, chambre trop pourrie, on change de chambre et enfin on se repose un peu, on prend un thé ensemble puis on discute toute la soirée en rigolant un peu. Demain très tôt, en milieu de nuit même, je dois aller à l'aéroport pour quitter la Chine, quelle tristesse.

Par Christophe - Publié dans : Chine - voyage été 2007
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Samedi 8 décembre 2007
5 AOÛT 2007

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Le lendemain, j'avoue que c'est difficile de devoir quitter Huangling pour Xi'an, seules ma copine, Yifu et mère m'accompagneront. Je dois dire au revoir à petite soeur et père. Bref nous quittons Huangling en direction de Xi'an. Après un long trajet on arrive à la périphérie de la ville pour d'abord aller voir le tombeau du premier empereur Qin Huangdi gardé par les milliers de soldats en terre cuite. En plein trajet on se fait accoster par une guide taré sur une moto proposant ses services. Dés qu'il y a un étranger dans la voiture, çà vient comme des chacals. Çà m'a fait rigoler. On arrive au musée. Il y fait vraiment très chaud, même si les autres jours étaient très chauds à perdre des litres d'eau, là c'est encore pire. Sur l'entrée, s'étend une grande statue de 20 mètres au moins à l'effigie de l'empereur. Le musée se compose en 3 parties. Une première où l'on voit l'étendue des soldats en terre cuite par milliers avec des chevaux, armures et armes. Certaines de ces statues sont malheureusement cassées. Il faut savoir que tout cela a été découvert par des paysans ya à peine une trentaine d'années alors qu'ils creusaient un puit. C'est incroyables toutes les statues sont des personnages différents dans des positions différents, au visages et mains différentes. Tout est différent. Cet empereur était très ambitieux. Allant mourir, il voulait qu'il y ait tout ce qu'il a connu dans le monde des vivants, alors tout a été représenté à sa convenance jusqu’aux personnages. De même les ouvriers et autres personnes tenus au secret ne devait pas rester vivants et moururent donc  enterrés avec l'empereur. Tous ces soldats qui gardent son tombeau ne sont que la surface de tout ce qui doit y avoir en dessous. La légende veut qu'il y a des paysages de ciel et de terre, du monde en fait avec le soleil et la lune représenté en diamant, les rivières en mercure liquide, qu'on se déplacerait dans ce paysage en volant grâce au sol magnétisé. Actuellement, on ne cherche pas à explorer plus en dessous du fait de l'insuffisance des techniques actuelles qui risquent d'abîmer ce qu'il y a sous terre. Ce qui est impressionnant, c'est que les techniques utilisées à l'époque pour faire ces statues sont imbattables aujourd'hui, les reproductions à côté restent misérables, tellement le travail est parfait et minutieux, ce qui montre la grande ambition de cet empereur à l'époque. Le tout en reste donc très impressionnant, tout était dans une fosse, dont on faisait le tour pour tout voir. J'ai pu entrevoir un espèce de passage  permettant d'aller sans doute plus en bas, vers le grand monde reconstitué sous terre, et plus loin, sans doute, vers le palais souterrain gardant la dépouille de l'empereur. A l'idée de savoir çà, cela fait toujours froid dans le dos et c'est bien normal quand on a vu l'immensité de l'ouvrage. Pas étonnant, de la part de l'unificateur de la Chine entière et le fondateur de la grande muraille. Une seconde partie était une salle enfermant d'autres personnages en statue avec cette fois-ci plutôt une forme d'aristocratie et de chevaux, et quelques gardes. Certains endroits m'ont choqué et intrigué car j'avais l'impression d'avoir déjà été présent dans ces lieux. Ma copine me faisait savoir que je devais être chinois dans une autre vie, qui sait. Des fissures dans les dalles dessinaient la forme d'un dragon. La troisième partie représentait une autre fosse qui couvrait une espèce de champs de bataille avec beaucoup d'objets différents. Cette partie n'a que très récemment été ouverte au public. L'immensité de tout cela m'a subjugué. J'espère pouvoir un jour de mon vivant voir plus en dessous. J'aime tous ces aspects mystiques de la Chine. Enfin, il y avait également une sorte de char qui lui était en bronze, ce qui le démarque des autres constructions. Bizarrement alors que les milliers de statues étaient à taille humaine, le char lui s'en retrouvait plus petit. En ressortant du musée, nous sommes repartis vers le parking en bus et le chemin était en fait beaucoup plus court qu'en venant, cela pour arnaquer les touristes encore une fois quand ils sont fatigués m'enfin. On fait un petit tour dans les boutiques aux alentours, histoire de prendre quelques souvenirs, faire des photos délires et on repart. On arrive dans le centre de Xi'an au soir, ville très illuminée, moins polluée, plus animée et plus colorée que Beijing. Contrairement à Beijing, ville plutôt gouvernementale, Xi'an est la ville universitaire de Chine et donc plus jeune dans l'esprit. Elle reste en même temps plus traditionnelle. C'est en effet une des rares villes chinoises à encore avoir des remparts de l’époque, pleines de pagodes, de temples, et de palais de l'époque des Tang le plus souvent. Une grande pagode en particulier, renfermerait selon la légende des sutras inédits gardés secret par un moine bouddhiste. Les nombreuses lumières de la ville feraient penser à las vegas à la chinoise avec beaucoup de musiques et animations sortant de tous les coins de rues.  On mange dans un restaurant une spécialité de Xi'an, les galettes à la chinoise, très bon avec un bon thé au haricot rouge qui est appréciable l'été. On repart ensuite vers un endroit qui ressemble à un parc géant au décors de palais et parcs de l'époque des Tang reconstitués, très rouges en couleur, avec la beauté des constructions et jardin, on peut comprendre la prospérité de cette époque, j'ai bien aimé cette ambiance la nuit avec les animations. Nous avons pu voir un feu d'artifice avec un spectacle d'eau contant des légendes. C'est comme voir un film sur un écran d'eau, très spécial à voir avec les lumière et flammes qui surgissent de tous les côtés. J'ai une préférence pour Xi'an que Beijing, et c'est pas étonnant. Cette ville se montre plus chaleureuse. On passe une très bonne soirée, on se promène dans le parc dont les chemins sont remplis de lampions à poèmes, et de statues de personnage folkloriques de la Chine. Nous somme allés voir un temple de la chance. Au bord d'un lac, on se croit à une autre époque quand on ne voit que des bâtiments traditionnels illuminés autour. Nous avons marché dans un couloir de torii, ces portiques à la japonaise, et aussi sur la carte géante représentant l'empire chinois des Tang, nous passions une soirée à l'époque de la dynastie Tang. Nous avons ensuite assisté à un concert à l'occasion d'un festival qui se fait l'été à Xi'an, le festival de la pop music chinoise. On a pu notamment voir des chanteurs pros pas très connus et une danseuse qui faisait la danse du phoenix. Très bien à voir. Par la suite, nous avions pu voir un VIP, une star nationalement connue et originaire de Xi'an, qui faisait une sorte d'opéra du Shaanxi version pop avec des costumes traditionnels et des démonstrations d'arts martiaux avec sa troupe. Très bonne soirée que nous avons terminée dans un restaurant à l'hôtel. L'eau du robinet à Xi'an est très spéciale puisqu'elle est très riche en sédiment volcanique. Il paraît que non loin de la ville les femmes de l'empereur se baignaient dans des sources d'eau chaude. Le lendemain est le dernier jour complet en Chine, que c'est déprimant d'avance.

Par Christophe - Publié dans : Chine - voyage été 2007
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Samedi 8 décembre 2007

4 AOÛT 2007


Dés le matin, père voulait me montrer son potager privé, je trouvais çà super sympa, j'ai goûté à ses tomates qui sont très bonnes. Il jette les restes de bouffes du petit déjeuner aux chiens qu'il a au préalable fais sortir d'une grille sous le mur de l'immeuble. Comme des prisonniers. Ces chiens sont tarés. On a bien rigolé à les faire chier. Père en a mis un sur une table de ping pong et il ne devait pas descendre sans son ordre. Des moments de franches rigolades avec père. En rejoignant des collègues, on part manger dans une ferme à la campagne. Les gens y sont très gentils ont mange 100% bio et du frais. Le poulet est tué sur commande et ils sont gardés par un chien dégueulasse un peu mal traité, un espèce de caniche sale qui attaque tout ce qui bouge, le gamin de la ferme lui lance la bouffe sur la tête. Pas étonnant qu'il en devienne taré au point d'attaquer tout le monde.  Père pour faire peur au gamin, lui a volé 5 minutes son vélo pour faire un tour avec. Yavais aussi des chats, beaucoup de chats, partout qui gardent les entrées et nous suivaient de loin. En attendant de manger, les autres avec mère jouent au mah-jong, un plateau de mah-jong très moderne. Tout est automatique, quand le jeu est fini on met tous les dominos en bordel dans un trou qui s'ouvre au milieu. La machine les trie automatiquement et pendant ce temps, elle en sort un autre jeu qu'elle a déjà trié. Super gagne temps et étonnant, très original. Quand je les vois jouer, je ne comprend vraiment rien, mais bon.  Père boudait dans son coin car il ne pouvait pas jouer alors il a lu un journal avant de faire une petite sieste. On a pu voir une ferme traditionnelle avec son échelle en bois, son portrait de Mao, des portes en bois à fermeture très spécial, comme dans une autre époque. J'ai notamment apprécié une espèce de portique donnant sur les champs. On a pu cueillir les fruits et légumes du jardin, père ne s'est pas fait prié pour piller toutes les prunes. On passe à table, on mange beaucoup de plats originaux de campagne tous frais tout maison. J'ai même mangé des pieds de poules. Très bon en fait quand c'est bien cuit et bien épicé. J'adore! Entre temps un chat taré voulait en bouffer aussi. On a comme d'habitude fait des plats spécialement moins pimentés pour moi. Après mangé, on fais un petit tour avec ma copine dans le village où on rencontre des gens plutôt sérieux qui nous regardent. On rencontre des chèvres égarées dans les champs. La région du Shaanxi est comme celle du Calvados, spécialisée dans la culture des pommes. Une vielle femme du village qui semble en être la chef, décide d'aller à notre rencontre et parler. Très curieuse, elle fut contente de voir que je parle un peu le chinois. Elle affirme que je serais le tout premier occidental à être venu dans leur village de toute l'histoire. Après avoir parlé avec la femme, j'avais envie de dire bonjour aux gens qui nous regardaient tout le temps sans rien dire et avec sérieux. Juste après, un énorme sourire comme des potes rassurés. Le village a des décors très orignaux avec beaucoup de lampions qui pendent. Comme s'il y a fête tous les jours. Chaque ferme fais maintenant office de gîte et coin de restauration pour les visiteurs, le travail dans les champs n’en rapportant pas assez. Et pourtant le prix du repas reste dérisoire, et çà vaut vraiment le passage. Père, qui a passé son enfance dans la campagne adore les fermes, il aimerait d'ailleurs en avoir une à sa retraite, son boulot actuel le faisant chier, et je peux le comprendre. Nous rentrons. Le lendemain nous devrons aller à Xi'an. Yifu se senti mal après le repas dans la ferme mais tiens à nous accompagner à Xi'an le lendemain. Le soir, malheureusement dernier soir à passer à Huangling, district que je commençais à apprécier, nous regardons les photos de famille. J'ai vraiment hâte de rencontrer l'intégralité de ma famille chinoise très bientôt. Entre temps encore des visites de gens dont notre voisin qui voulait me dire au revoir. On est tous déjà comme des potes avec le collègue. 

Par Christophe - Publié dans : Chine - voyage été 2007
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Samedi 8 décembre 2007

3 AOÛT 2007

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Réveil très tôt le matin à l'aube. La route est longue pour aller jusqu'au fleuve jaune. On déjeune très vite, yifu vient nous chercher avec sa voiture. Entre temps, un collègue de mère vient avec nous. Nous partons, on discute un peu, le collègue est un peu fou-fou, je comprend pas grand chose mais ma copine explique tout à chaque fois alors çà va, je peut suivre les conversations. On rejoint un autre district dans une administration similaire à celle de Huangling où travaille mère. Ce sont des confrères fonctionnaires que l'on rejoins et qui viennent en partis avec nous vers le fleuve jaune, tous très curieux de nous rencontrer. Entre temps, on rencontre un troupeau de vaches sur la route avec son berger plutôt bizarre avec un oeil cramé. Souvent sur le bord de la route on voit des paysans travaillant dans les rizières, d'autre qui vendent des fruits sur les chaussées. On arrive enfin au fleuve jaune. Après avoir traversé un paysage montagneux et pleins de fermes aux couleurs semi orange semi vert, on arrive vers des tons plutôt chaotique proche du fleuve jaune, car il s'agit là ni plus ni moins du fleuve le plus dangereux jamais rencontré, et en permanence. Ce fleuve est le berceau de la civilisation chinoise mais c'est aussi le plus meurtrier et destructeur. Ce fleuve est jaune au sens propre du terme non pas parce qu'il est sale mais simplement par sa violence des eaux allant jusqu'à remuer le sol en emportant la terre avec lui. De plus, ce fleuve est comme vivant car il change souvent de trajectoire qui peut se diriger un peu partout sur l'est de la Chine. Cela entraîne l'évacuation de millions de personnes. On arrive à la saison estivale dans laquelle le fleuve se fait le plus violent, çà tombe bien. De nombreux touristes s'en sont même trouvés morts. Par exemple, un couple s'y était aventuré, l'homme prend sa fiancée en photo en lui demandant de reculer pour que çà fasse plus impressionnant. Au moment d'appuyer sur le bouton, il ne la voit plus, plus rien, elle est tombée et n'en est jamais revenue. On n'a pas retrouvé son corps d'ailleurs. La force de l'eau y est tellement impressionnante, qu'une fois dedans, on n'en sort plus, impossible, tout le monde en est mort. Heureusement, à certains endroits, le fleuve jaune est plus calme. C'est un mélange impressionnant de chutes, cascades et plats mais toujours le plus souvent avec de l'eau agitée, même sans rochers, l'eau semble agressive, comme vivante. Aucune verdures ou végétation autour. Impossible j'imagine qu'il y ait des poissons. C'est vraiment le fleuve, le plus dynamique que j'ai jamais vu de ma vie. Rien que pour çà, comme je voyais de gens prendre un peu d'eau dans leur bouteille, je voulais le faire aussi. Je me suis approché d'un passage plus calme de l'eau mais toujours autant agité. A la vitesse où allait le courant, la bouteille fut remplie en moins d'une seconde. Plus tard on s'aperçoit que l'eau n'est vraiment pas polluée, et bien propre et cristalline quand le dépôt de terre tombe au fond de la bouteille. Ce fleuve sépare les provinces de Shaanxi où nous nous trouvions et le Shianxi. De notre côté c'était encore assez calme, et encore plus dangereux de l'autre. L'évaporation de l'eau s'étendait sur plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Des arcs-en-ciel se formaient par endroit. Un vrai concentré de merveilles de la nature. Un couple de  paysans nous ont proposé à ma copine et moi de se déguiser avec leurs vêtements traditionnels, ce qu'ont a fait. Ensuite, ma copine était montée sur un âne décoré de fleurs que je promenais. Je suis sauté par dessus un petit passage du fleuve pour voir ce que çà faisait de se retrouver encerclé par les eaux ravageuses. Quand on voit au loin l'étendue du fleuve avec toutes les grosses agitations, même sur le plat, pire que de l'eau qui boue, çà fait penser à l'entrée de l'enfer. Un paysage impressionnant mais en même temps très beau à voir. Nous repartons, j'ai entre temps acheté un bracelet bouddhique qui par la suite, en France m'aura quitté étrangement dans une rivière de ma région. Ces bracelets ont une âme et quand ils décident de partir, il faut les laisser, ne jamais les reprendre, c'est ainsi. Le pire, c'est qu'il ne flottait pas à ce moment là mais a sombré dans les profondeurs de la rivière. Dommage, c'était le plus beau que j'avais. Par la suite les autres bracelets seront de vraies merdes et se cassent facilement. Le fleuve est tellement puissant qu'il a détruit un pont en pierre, depuis, impossible de traverser le fleuve, çà aurait était sympa de changer de province à pied. En Chine, les frontières de provinces sont souvent visibles et faîtes par la nature. En quittant les berges du fleuve jaune, nous avons pu voir une île avec des temples et une statue géante à l'effigie de Yu, le dieu taoïste des eaux qui a le pouvoir de contrôler les crues de fleuves. On mange ensuite dans un restaurant avec les collègues de l'autre district, dans l'autre district justement. Collègues très sympas, tous aussi importants dont j'ai eu l'honneur de serrer la main. C'est souvent très rare de pouvoir aussi souvent côtoyer et manger avec autant de fonctionnaires chinois importants, souvent chefs de district. On a encore échangé les verres de vins et de bières, il y avait du tofu chinois très bon. En fait meilleur que le tofu japonais. On rentre à Huangling. Entre temps, on s'est arrêté sur une aire d'autoroute pour admirer le plus grand pont d'Asie. Oui je sais, j'ai vu beaucoup de choses aux qualités superlatives, mais c'est pas ma faute^^. On repart. Arrivés à Huangling, on fait un petit tour dans un petit commerce avec père où les rayons sont très poussiéreux. Entre temps, nous sommes passés voir le bureau de Huangling où travaille mère. Bureau de chef type avec chambre à côté, le petit drapeau national obligatoire. Très grand bureau. On mange tous ensemble dans un restaurant avec des collègues de Huangling. Ces derniers cherchent à me rendre ivre, mais c'est eux qui le sont en premier. Les asiatiques ne tiennent pas l'alcool. Notre famille se soude ensemble contre les collègues devenus tarés par l'alcool. On mange dans le restaurant d'un de ceux qui mange avec nous. Il boit d'ailleurs très vite, il a été champion dans un concours pour boire à Taïwan, rien d'étonnant du coup. C'était très sympa, on s'est bien amusé et moi et père cherchions toujours à rendre ivre les autres. On jouait avec des dés en les secouant dans un récipient en porcelaine pour voir qui boit. Quand je reviendrai en Chine, ils veulent leur revanche. En sortant du restaurant, on sort sur la place de Huangling où souvent tous les gens se retrouvent le soir pour danser et faire la fête. C'est très chaleureux, on rencontre beaucoup de monde. Père est très fier de me présenter à tout le monde, je leur serre la main. Un monsieur nous invite chez lui. Pendant que les autres jouent au mah-jong, ma copine et soeur et moi faisons de l'Internet, et on me présente par webcam un cousin très impatient de pouvoir me voir un jour en vrai. Nous rentrons le soir à la maison pour dormir à pied. J'ai remarqué que les chemins ont pleins de trous. Demain nous irons dans une ferme en pleine campagne.

Par Christophe - Publié dans : Chine - voyage été 2007
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Samedi 8 décembre 2007

2 AOÛT 2007

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Réveil, avec des « ni hao » on déjeune. Première fois que je mange de la viande au petit déjeuner. On se lave et peu de temps après, yifu rentre pour nous chercher avec sa voiture. On part tous ensemble sauf la soeur qui n'aime pas la voiture, vers la montagne du temple sacré de Huangling. Cette montagne abrite un mythe qui est peut être vrai ou faux. Mais ceci est très respecté par tous les chinois du monde, car c'est ici que sont apparus les tous premiers chinois. Cette montagne et son temple sont par conséquent les choses les plus sacrées de Chine. Bien plus que la cité interdite par exemple. La montagne se nomme Qiao. C'est bien le premier endroit à respecter. Une légende raconte qu'il y a des milliers d'années, un empereur de chine mythique du nom de Haungdi (empereur jaune) arrivait au terme de sa vie et estimait avoir fini ce qu'il devait faire. Un dragon l'emporte au ciel, mais son peuple ne veut pas qu'il parte. Un de ses ministres, décoche une flèche qui blessa le dragon. Ce dernier tomba sur la montagne avec huangdi. Depuis, c'est sur cette montagne qu'est construit un temple en l'honneur de huangdi. Un tumulus depuis la mort de huangdi y est érigé. On dit que sa cape, son armure et son épée sont enterrées dans cette butte de terre. Voilà la légende et c'est ce qu'on va voir. C'est le lieu le plus respecté de Chine. Normalement la montagne est à gravir à pied avant de venir au temple. Privilégié par la relation d'une tante qui travaille dans la temple, nous somme entré par une route privée de la montagne en voiture. On descend de la voiture. Il fallait monter encore un peu. Père et yifu se reposent sur une table en pierre après avoir fait un petit chemin ensemble, il fait trop chaud pour eux. Après cette traversée de chemin parsemée de pierres sacrées, nous arrivons face au temple derrière lequel se trouve le tumulus de Huangdi. On nous offre des souvenirs comme cadeaux et chacun une écharpe de pèlerinage au temple. C'est une écharpe jaune avec de dragons. Nous commençons l'initiation pour rendre hommage à Huangdi, les plus grands y sont venus, politiciens et stars chinoises comme Jacky Chan. Tous font partis de la même famille, la même origine. L'initiation au culte est faite par moi, ma copine et mère. Nous commençons par brûler de l'encens que l'on dépose dans un bac ensemble. On prie un instant en face en faisant chacun un voeux. Puis, on s'agenouille face à l'hôtel du temple et son tumulus, sur un tapis en joignant les mains à la chinoise pour s'incliner deux fois en hommage à Huangdi. Au moment où nous le faisions, toute une foule de chinois le faisait aussi derrière nous en même temps, comme si nous étions des privilégiés par rapport à eux, plus proche de Haungdi. Par la suite, nous sommes allé faire sonner la cloche en bronze avec le pilier trois fois. Après cette belle expérience mystique, je me suis rapproché plus prés du tumulus pour l'observer un moment, instance d'émotion de se retrouver à côté de la chose la plus chère et la plus sacré pour la Chine. Le temple était décoré avec des statues de tortues et un mur était orné de la gravure représentant Huangdi. Par la suite, nous sommes allés faire un tour rien que moi et ma copine dans la forêt bordant le temple. Après avoir croisé l'arbre le plus grand de toute la Chine (jusqu'à 10 personnes se tenant la main pour faire le tour du tronc), nous sommes allés vers une sorte de tour à l'effigie du fils du ciel, autrement dit, l'empereur en général. Il est dit que c'est le fils du ciel car quand l'empereur va mourir, il quitte notre monde par un dragon montant vers le ciel. Nous sommes monté en haut de cette tour pour en avoir l'impression. Nous avions eut un beau panorama de Huangling et ses alentours avec les montagnes carrés et en escaliers. Après être redescendus nous sommes allés monter par un escalier sacré, très ancien longeant une colline. Cet escalier nous mène vers un autre arbre très sacré qui porte bonheur en le touchant, très important pour les chinois. On redescend pour ensuite voir des sortes de stèles en pierres où sont gravés des messages écrits par des grandes personnalités comme Tchang kai-chek, Sun ya tsen, Mao et certains empereurs. Le premier empereur réel lui-même, Qin Haungdi était venu rendre hommage à huangdi. Les personnalités de toutes les époques ont du venir au moins une fois dans ce lieu pour marquer leur hommage auprès de leur ancêtre commun. Chaque personne avait un style calligraphique particuliers, mais celui de Mao n'était pas sérieux, aussi grand calligraphe qu'il était, cela ne l'empêchait pas de faire des ratures. Nous sommes  ressortis du temple pour revenir en bas de la colline vers une espèce de palais récemment construit qui n'existait pas avant quand ma copine partait en France et qui sert d'accueil pour les grande cérémonies officielles. Très beau temple avec sa grande cloche en Bronze. Nous sommes ensuite allés faire un peu de bateau dans le lac à côté. Le pilote était barbare, je pensais que c'était juste une promenade mais en fait pas du tout, c'était une série de slalome très amusant. Yifu nous filmait, il aimait bien souvent nous filmer et nous prendre en photos. Nous sommes ensuite repartis pour aller manger au restaurant en plein milieu d'après midi. Très sympa dans une salle privée avec les collègues autour d'une grande table ronde, manger sucrer pour moi, pimenté pour eux, on se partageait les plats et nous buvions ensembles quelques bières. Les collègues sont très sympas, très communicants, cela fait plaisir de parler un peu avec eux. Nous avions pu voir par les fenêtres l'ancienne école primaire de ma copine. Nous sommes ensuite rentrés à la maison. Nous avons regardé la TV chinoise, je n'y comprenais rien mais ce n’était pas grave. Un moment, sœur passait à la TV dans son école. Il sagissait de la chaîne locale. Même Huangling a sa chaîne. Comme tous les jours, les gens viennent nous visiter le soir, on les accueille avec des melons et des pastèques à manger autour de la table. Parmi les visiteurs, nous avions eut, une tante, un beau frère étudiant en médecine traditionnelle chinoise, des fonctionnaires diverses... Le beau frère était très gentil et était comme chez lui, il préférait couper lui même les tranches de pastèque, toujours souriant. Comme dans un autre monde, les gens de Huangling sont vraiment très différents de ceux de Beijing. Nous nous couchons après avoir parlé un peu. Demain sera la visite du fleuve jaune.

Par Christophe - Publié dans : Chine - voyage été 2007
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Samedi 8 décembre 2007
1 AOÛT 2007


On se lève tôt à l'hôtel, on part après état des lieux et récupération de notre caution dans le hall d'accueil. On nous a réservé un taxi pour partir à l'aéroport, On est partis très tôt, on a largement le temps. On se promène dans l'aéroport en mangeant une soupe de nouilles entre temps dans un restaurant. Ma copine appelle mère pour confirmer notre arrivée. On fait l'enregistrement de la valise. Tout va finalement vite et on attend pas trop longtemps. Je trouve que la lecture des indications est plus claire en Chine qu'en France, en tant qu'étranger, c'est justement étrange que je m'y retrouve plus facilement à Beijing, même si c'est en chinois, qu'en France. On embarque dans l'avion direction Xi'an (enfin une petite ville à côté qui gère l'aéroport). On décolle. Le voyage ne va pas durer longtemps, à peine 1 heure. Un des passagers étaient avec nous de l'enregistrement à l'avion à côté de nous. Je trouvais çà drôle. Il mangeait très vite ses plats à bord. On arrive prés de Xi'an, dans la province du Shaanxi. Nouveau paysage, que des montagnes partout et joliment sculptées, comme des escaliers. Parsemés de vallées et de fleuves. Cela change de la ville de poussière qu'est Beijing. On atterrit à l'aéroport, qui est forcément plus petit que les autres et très tranquille, pas beaucoup de monde. Pour sortir de l'avion, il a fallut descendre par les escaliers ce coup là et un bus nous ramenait au terminal. En attendant de récupérer nos bagages, je vois au loin mère et on se rend moi et ma copine à sa rencontre. Beaucoup d'émotions pour la rencontre, tout de suite eu envie de la serrer dans mes bras. Elle fut accompagnée de son chauffeur privé qui est un de nos « yifu » (oncle). Très sympa  et content de l'avoir comme yifu. Après avoir récupéré nos bagages, on passe de l'autre coté de la bretelle pour se voir complètement. On se dirige vers la voiture, je suis content que ma copine ait retrouvé sa mère. Je voulais que yifu ne s'encombre pas de nos valises mais il n'a rien voulu savoir. C'est trop gentil, mais je sais qu'il peinait à les transporter. On entre dans la voiture. Une chose à savoir, en Chine personne porte la ceinture et les demi-tours en sens uniques sont fréquents. Les policiers ne vous diront rien, ici la sévérité des contrôles est quasi-nulle. Bref, on roule tranquillement maintenant vers le district de Huangling, rentrer à la maison. Huangling est le district qui a vu naître la civilisation chinoise avec le légendaire empereur jaune, huangdi. Pendant la route, le paysage était magnifique, or mis les vielles usines fumantes qui exploitent la pierre et le charbon, les montagnes sont belles, et toutes différentes et de tous styles. Un vrai paysage comme dans les peintures chinoises traditionnelles. Pendant le trajet, il n'était pas évident de parler beaucoup, je ne connais pas beaucoup le chinois, et au début, elle avait peur de me parler directement parce qu'on ne se comprendrai pas. Mais très vite, l'atmosphère est détendue et on rigole tous les quatre. On discutait déjà, même si c'est limité par des mots et beaucoup de gestes. Par la suite, chaque fois que je parlais chinois, je m’améliorais et dés le début, tout le monde me comprenait. De plus en plus de gens n'hésitaient pas à discuter avec moi. J'ai un don naturel pour la conversation avec les gens qui me plaisent, et çà quelque soit le langage. On arrive à Huangling à la maison, que ma copine ne connaît pas encore car ils ont déménagés pendant qu'elle était en france. Une fois devant, je vois que les immeubles, même dans un district ont les portes et les fenêtres barricadées de grilles. Pourquoi? Parce que c'est pour protéger des voleurs. En Chine, il y en a beaucoup qui ne tolèrent pas que des personnes ont plus de choses que d'autres. Une fois descendus de la voiture, je rencontre père qui s'empresse de prendre les bagages très vite et les mettre à l'intérieur. Je suis étonné de son sérieux et de sa timidité. Tout de suite, je veux me faire connaître et rendre l'ambiance plus tranquille. Pauvre père a pensé à tout pour moi pour que je sois tranquille, en achetant du lait, du pain de mie, du jus d'orange, et même du vin rouge. Il me prenait vraiment pour un français de pure souche très ancré dans la tradition. Je fut étonné par tout çà. C'était mignon. Yifu reste un peu avec nous puis repart. On le voit le lendemain matin pour sortir visiter un peu Huangling et son temple sacré. J'aide père à déboucher la bouteille de vin rouge. Il n'a pas l'habitude et faisait çà avec un tournevis alors qu'il avait ce qu'il faut comme outil pour déboucher. Je m'y exécute. Une fois ouvert, très vite il dit qu'on va manger. Il ne voulait pas perdre la face, et c'est normal. Mon beau père est très marrant. On s'est très vite entendu. Ils ont commandé à l'avance beaucoup de plats livrés par un restaurant pour qu'on mange bien dés le départ, une fois arrivé. Du poulet, du poisson, divers plats de légumes, du baozi, tout est bien à manger. On s'est régalé. On a discuté un peu ensemble à table, les premiers contacts, était mieux que je pesais, tout le monde est assez ouvert et çà se passe très bien. En quelques jours, on est devenus tous très proches. On fait le tour de la maison. Il y a des poissons partout dans des aquariums, une tortue et deux petits chiens-renards un peu tarés mais très intelligents. La petite soeur rentre à la maison. On la rencontre, émotion entre les deux soeurs. Elle revenait d'une ferme, un petit voyage de classe qu'elle n'aimait pas. Difficile au début de parler bien avec la famille, souvent je me retrouvais seul avec et je devais combler les vides, mais souvent çà se passais bien, je mimais quand je trouvais pas les mots dans le petit livre de chinois. La petite soeur me parlait en Anglais pour me faciliter le dialogue, mais moi je voulais parler en Chinois. Chaque fois que je parlais en Chinois, elle me répondait en Anglais. Bref, passons. Etants fatigués on est ensuite tous allés faire une sieste en fin d'après midi, on s'endort. On pensait avoir dormis une heure, mais quand on s'est réveillé, on s'est aperçus qu'on a dormis 4h. On se réveille en sursaut, merde la journée était pratiquement finie. Comme dans cette région il y fait encore plus chaud qu'à Beijing (Shaanxi fait parti des 4 « fours » de la Chine), je transpirai encore plus et mes vêtements collés étaient trempés (ma copine et moi étions affalés sur le lit habillés). On s'est changé. La nuit est déjà tombée. On  entend des voix inconnues, on y va et ce sont un couple de collègues des parents qui sont venus rendre visite et nous voir moi et ma copine. Par la suite, tout le monde, très curieux, viendra nous voir et faire connaissance. On discute avec eux en mangeant melons et pastèques. Il étaient gentils, on parlais d'avenir et de nous deux. Après leur visite. Je suggérai de donner les cadeaux à la famille. Ce sont des cadeaux de France que nous avons achetés. Des cadeaux spécifiques pour chacun d'entre eux et des cadeaux pour les 3 en même temps. Entre autres il y avait aussi des cadeaux pour les connaissances et le reste de la famille. Ils étaient contents et même étonnés de tout cela. Père m'a offert une lampe à manivelle très rigolote. On discute un peu puis on remange un peu. On regarde la TV et enfin on repart se coucher. Demain, on ira visiter un peu Huangling et sa  légende.

Par Christophe - Publié dans : Chine - voyage été 2007
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Samedi 8 décembre 2007

31 JUILLET 2007

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C'est le matin, avant de sortir on regarde un peut à quoi ressemble la TV chinois aujourd'hui, on regarde des clips musicaux avec des petites animations en premiers plan et des bruitages par dessus la musique. On ne savait pas si c'était le clip ou l'animation qui devait être vu^^. On sort manger dans le restaurant à côté de l'hôtel. Puis on va vers la cité interdite. Entre temps, il faut passer à la banque de chine pour changer un peu de monnaie en RMB. Tout est sec maintenant, alors qu'il pleuvait encore cette nuit. Incroyable qu'il sèche vite à Beijing après une pluie torrentielle qui n'en finissait pas. On va vers bank of china. Dans la banque un homme nous accoste tout le temps proposant ses services de changes comme j'avais dit plus haut, en toute légalité avec son argent à lui. Comme il fallait attendre longtemps et qu'on n'avait pas le temps, on a accepté le deal. Il a calculé avec son convertisseur le taux de change et pour 300€ on avait 3250RMB. Pensant  avoir beaucoup moins, on a tout de suite accepté d'échanger. Tout s'est fait dans la plus grande honnêteté possible. Il a d'abord retiré l'argent du distributeur depuis son compte. C'est fou tous les billets qu'il a du retirer. Il nous donne l'argent plus quelques pièces en plus qu'il fallait pour faire le compte, que la banque lui donne (ya complicité de la banque en plus) et on compte. Le compte est bon. Je lui file les 300€. Au début, je lui filait que 50€, et pendant que je recherchais le reste, je faisait un rire un peu blagueur avec lui qu'il pris bien en rigolant aussi. Restant tout de même discret, on ne se sert pas la main et nous nous quittons comme çà. On a gagné du temps et de l'argent. Les gens dans la banque ne sont pas étonnés car çà doit se faire tout le temps. En fait tout le monde doit y gagner dans l'histoire. Je pense que leur technique c'est de pouvoir acheter des euros pas cher sans frais de service en échange qu'on ait des RMB pas chers sans frais également. Après ils voudront sûrement revendre les euros au prix fort avec la banque. En plus la file d'attente n'a pas bougée après qu'on ai fini. On s'en va donc vers la cité interdite. On y arrive par l'entrée Nord, du côté de la colline au charbon. Donc on traverse le petit pont survolant les douves impériales avant de passer par la grande porte du milieu, celle où passe l'empereur. L'entrée incroyablement longue dans ce tunnel rouge nous amène directement dans les jardins impériaux. En fait on a commencé dans le sens inverse d'une visite traditionnelle. Beaucoup d'arbres et de sapins magnifiques avec des petits lacs et des fontaines, des petit escaliers menant dans des endroits secrets, bien pour jouer à cache cache sur le côté, beaucoup de petit palais, sans doutes les palais des eunuques et concubines de l'empereur. Après nous passons par une première grande cours immense, de quoi mettre des milliers de personnes et pourtant c'était la cours la plus petite qu'on a vue. Entourée de pleins palais, des escaliers, sculptures, chaudrons d'eau de l'époque, sont présents, comme dans toutes les autres cours qu'on verra. Nous traversons beaucoup de cours, des longs couloirs rouges, entrecoupées de salles de trônes à diverses fonctions. Les palais sont immenses, on s'est amusés à prendre des poses dans certains endroits de la cité interdite comme pour se retrouver à l'ancienne époque, un dépaysement total, bien loin d'imaginer qu'on est en plein coeur d'une concentration de building. La cité interdite est une bouffée de paradis ancestral. Toutefois, beaucoup d'endroits étaient fermés, inaccessibles, ou accessibles de loin. Première cause, la restauration de la cité pour les JO 2008. Ils sont loin d'avoir tout fini. Deuxième cause, des endroits comme les salles,  les statues ou certains petits accès inédits sont hors d'atteinte et se voient de loin, de dehors, protégés par des grilles, car trop de visiteurs maintenant. Il faut éviter que ce soit abîmé, mais beaucoup de choses sont déjà abîmées dans la cité. Notamment les sculptures de dragons sur le sol ou les murs rouges froissés par l'humidité. J'ai l'impression que la cité interdite est mal entretenue pour son rang d'importance. Notamment, le palais de l'harmonie suprême, en travaux de restauration depuis plus d'un an l'est toujours, rempli d'échafaudages. Certains endroits du sol sont abîmés, j'en  ai profité pour prendre des morceaux de pavés de la cité interdite en guise de véritables souvenirs. A y retourner quand la cité interdite sera entièrement restaurée, c'était un peu le bordel et on perdait beaucoup de parties de la visite. Malgré cela, cela m'a beaucoup émerveillée, on voit la grandeur de la Chine accomplie, et là je parle bien de la grandeur impériale. Certaines parties totalement fermées au public et inaccessibles, n'ont en fait jamais étaient ouvertes et laissées à l'abandon (mauvaises herbes qui poussent sur le sol). Mais ce sont pour moi les endroit originelles parce que cela garde la trace de l'ancienne époque, non retouché et plus beau à voir que les bâtiment retapés pour le musée. On voyage mieux dans le temps. Ce sont souvent des petits palais mineurs et qui intriguent. Je voyais ce genre de paysage au travers des trous des  portes fermées. Les gens de l'époque devaient être tout petits car certains passages étaient étroits, les trônes et les sièges miniatures l'expliquaient. De nombreux petits musées sur les objets de l'époque étaient à voir. Incroyable tout ce trésor conservé malgré la révolution culturelle. Un pont où par en dessous traverse une rivière interne est tout simplement magnifique. Je fus content de toucher certaines choses qui ont connus tant d'histoire. On dit que la cité interdite marque une grande étape de l'histoire chinoise, je peux le croire. On repart car il est l'heure de la fermeture. Les employés gueulent sur les gens pour les faire sortir. Beaucoup comme nous s'en foutent et prennent le temps, allant jusqu'à même rester assis sur place. Bref, on retraverse exprès la cité interdite avant d'en sortir par l'autre bout, par la porte du midi. On arrive alors sur la place Duamen, remplie de commerces à souvenirs, de gens qui viennent sur notre chemin vendre des trucs sur Beijing et Mao. Des mendiantes, viennent nous taxer les bouteilles vides pour les revendre aux centres de recyclage. C'était incroyable tout cette afflux de gens, et je trouvais çà amusant. Je me suis fait prendre en photos déguisé en empereur et en général des armées de l’époque de la dynastie des Qing. On se promène encore un peu sur la place tiannamen pour ensuite manger vite fait dans un restaurant rapide. Il fallait se dépêcher car après, nous allons à un opéra de Pékin. Alors on s'est fait un fast food chinois. C'est des plats chinois tout simple par rapport à d'habitude mais il ne fallait pas tarder. Nous y allons enfin. L'intérieur de l'opéra est comme un salon de thé avec pleins de tables et une scène de spectacle. Toute petite pour ne pas avoir plus de 25 personnes avec nous. Nous sommes allés dans les tables privilégiées, en hauteur, loin du groupement des autres tables, on avait payé des tables de haut rang. Nous sommes installés avec des fonctionnaires chinois qui arrivent après nous. Le principe de cette soirée, c'est un spectacle traditionnel chinois très varié en mangeant et buvant du thé. J'ignore quelle thé c'était, mais c'était avec des fleurs blanches, à côté, on avait des petits gâteaux chinois et aussi des graines de pastèques salées, très bon! Tous les gens de l’établissement sont habillés traditionnellement chinois de Pékin. Les toilettes originales ont en guise de lavabos une porcelaine traditionnelle chinoise. La décoration de l'établissement est typiquement chinoise de l'époque ancienne, comme si on était conviés à une soirée dans une société secrète. Le thé est servi à volonté. Il paraît qu'un président américain était venu faire une soirée ici. Peu importe, ce qui comptait c'était de voir un opéra traditionnel. La soirée était divisée en plusieurs parties. Çà commence par un théâtre d’ombres chinois qui contait l'histoire du roi des singes. On continuait ensuite par l'opéra proprement dit de Pékin avec un personnage très célèbre: la concubine qui chante comme un chat avec un regard qui fait peur avec le maquillage. Ensuite, ce sont des filles qui font une démonstration de leurs souplesses en se tordant dans tous les sens. J'avais mal pour elles, on dirait qu’elles n’ont plus d'os. Ensuite, un duo d'imitateurs de bruitages qui faisaient très bien les oiseaux. C'était très fort et marrant. Cela se fait beaucoup en chine ce genre de spectacle humoristique. Nous avions ensuite des tours de magies, typiquement à l'occidental mais à la sauce chinoise. On continue par un groupe de gens comptant une histoire dans le style chansonnette. Je n'avait rien compris, mais çà restait marrant. On enchaîne avec des moines bouddhistes qui faisaient des démonstrations de kung fu ou wushu. Très fort pour le cassage de barre en métal sur la tête. Les acrobaties en tous genres étaient impressionnantes et très hauts les sauts en salto. Mais ils étaient un peu trop exagérés comme trop sérieux pour faire le combattant féroce. On termina par un spectacle incroyable à voir. La femme qui change de masque instantanément à volonté avec des dizaines de sortes de masques différents. C'est hallucinant, on ne sait pas comment elle fait, c'est un secret que personne ne connaît à part les gens comme elle. C'est très difficile comme art, et je suis bien placé pour le savoir. Ma copine était émerveillée de voir cela en vrai. Nous étions content de ce spectacle. On sort de l'opéra pour ensuite voir sur le coin de la rue un grand magasin d'objets tibétain, Beaucoup de choses extraordinaires, des objets en os la plupart. Des lamas sont venus féliciter la réussite de ce magasin faisant la promotion du tibet. Ce magasin était beaucoup surveillé par les vendeuses en raison des objets inestimables, qui vous suit à la trace. Mais elles étaient sympa et sont très curieuses, elle parlent avec nous pour nous connaître en même temps de nous suivre. Mais on n'a rien acheté! Hahahaha! Après un achat rapide dans une épicerie de gâteaux très bons de Heibei qui viennent d'être préparés, on rentre à l'hôtel pour dormir très vite car demain on repart à l'aéroport de Beijing pour prendre l'avion vers Xi'an. Pas de regret de ne pas avoir au moins été à la grande muraille, j'aurai le temps après. Même si nous avions un peu vus des propositions de prix dans certaines agences (c'était de l'arnaque, minimum 150RMB) et un bon prix indiqué par notre pousse-pousse des Huttongs d'à peine 12 RMB le trajet du bus en partant de la gare routière de Beijing (là on revient à un prix raisonnable bien chinois), on savait que le temps ne s'y prêtait pas et qu'il aurait fallu réserver une journée entière, ce qu'on ne peut pas faire. Des tas  d'autres endroits sont à visiter à Beijing et ses alentours. Cela fera l'objet d’une prochaine visite avec un retour à la cité interdite, une fois la restauration terminée.

 

Par Christophe - Publié dans : Chine - voyage été 2007
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Samedi 8 décembre 2007
30 JUILLET 2007

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On se lève à l'heure où Beijing est déjà au travail. En fait, elle est toujours au travail. Jour et nuit çà construit. Notre restaurant en bas de l'hôtel s'est entièrement refait en une nuit. On y mange avant de partir visiter un peu. Des bons baozi, un peu de plat au porc, des nouilles avec pleins de trucs dedans et .... du jus de pastèque bien sur! Après avoir bien bouffé, on s'apprêtait à partir, mais c'est à ce moment là que ma copine se souvient qu'on peut se faire rembourser toutes les factures où ne sont pas mentionnées nos noms. Il faut faire une facture spéciale. Et oui, l'avantage des fonctionnaires.... L'état rembourse tout. Bref, je n’en parle pas plus. Mais les gens du restaurant comme beaucoup d'autres commerçants ont été étonnés qu'un non chinois connaisse çà. On décide d'aller visiter la cité interdite aujourd'hui manque de « bol » si je puis dire, il commence à pleuvoir à verse. Comme je le craignais quand j'ai vu la météo sur Internet avant de partir en Chine. On ne peut pas visiter la cité interdite dans ces conditions, La pluie se calme et quelqu'un à l'apparence de mendiant nous accoste. Il nous propose de visiter les Huttongs à bord de son pousse-pousse. On voulait se promener au départ sur la colline de charbon situé derrière, au cul de la cité interdite. Mais il a insisté en nous promettant de nous y ramener après, il dit que çà vaut le coup pour nous, voyageurs recherchant le côté traditionnel de la Chine. Au final je propose à ma copine d'accepter si au lieu de payer sa place à 180RMB (très cher) ou peut diminuer le prix. On a réussir à retirer 100 RMB du prix, reste plus que 80 à payer, il a accepté, çà nous fait mois cher. Une place moins chère + une gratuite. Étant donné les problèmes qu'on a eut, il fallait bien ne pas se faire voir par d'autres gens. Mais celui-ci est honnête et accepte nos conditions facilement, car çà lui fait plaisir de nous emmener.  On le suit donc dans une rue où est garé son pousse-pousse, on monte à bord et on va en direction des Huttongs. Il a l'air très sympathique et nous explique des tas de choses sur ce qu'on voit au fur et à mesure du voyage. Il n'hésite pas à nous montrer des endroits insolites. Et quand il le faut, on s'y arrête, on descend du pousse-pousse pour entrer dans la maison. Quand on croise d'autres pousse-pousse à touristes, les pousseurs ne parlent pas beaucoup. Les Huttongs sont un ensemble de maisons anciennes du style traditionnel du vieux Pékin. Cela date de plusieurs siècles, du temps de l'empire. C'est le pékin encore sale mais le moins pollué, c'est le seul endroit où le ciel est clean et on y voit de loin. Il y a beaucoup d'arbres. Malheureusement, à part certains protégés, beaucoup de Huttongs vont disparaître, au désespoir de notre pousseur. Je suis d'accord avec lui, les Huttongs sont quand même mieux que tous ces buildings de merde, et resteront le symbole de Beijing. J'approfondirai sans doute plus tard le sujet des Huttongs. Les Huttongs sont vraiment traditionnellement des maisons chinoises dans l'ancien temps du peuple de Beijing. On a vu des endroits très importants dans ces quartiers comme la fac et une maison de Mao. Des maisons de ceux qui engagent les eunuques de la cité interdite. Les maisons des futures concubines de l'empereur. Des demeures de la noblesse, de hauts politiques et d'officiers de guerre de l'empire. Aujourd'hui les Huttongs qui appartenaient à des gens importants sont en partie investi par les pauvres et les vieux de Beijing. Mais certaines demeures appartiennent à des gens riches et des célébrités, comme un acteur chinois, ou le premier ministre chinois (où tout était protégé au point que je ne pouvais plus filmer). Nous sommes passés devant tout çà. Beaucoup de demeures historiques encore habitées, c'est extraordinaire. Mais alors pourquoi en détruire? Je ne comprends pas. Les gens s'en foutent ou ne s’en foutent pas. Tout çà pour construire des centres commerciaux de merde, on s'en fout, des commerces yen a partout, mais pas des Huttongs. Moi-même qui voulait en acheter un, le pousseur a dit que oui, il faut^^. En se promenant dans ces quartiers, cela change des grandes rues, les rues sont étroites avec des portes rouges en bois style ancien, qui ont tout leur charme. J'approfondirai plus le sujet des Huttongs plus tard, car çà vaut la peine d'en parler. Il y a tellement de choses à voir et c'est un autre Pékin. J'y retournerai sûrement pour découvrir ce qu'il y a encore à découvrir. La visite initialement prévue pour 40 minutes, a duré plus d'une heure. Sans doute la meilleure expérience à connaître à Beijing. Le pousseur était sympa de nous montrer tous çà. On le paie et on s'en va vers la colline de charbon. C'est un parc traditionnel chinois de Beijing, avec beaucoup de végétation, une sorte de jardin des plantes au milieu de petits palais et temples anciens de l'empire. Pleins de vases en porcelaines aussi, qui contenaient de l'eau où flottent des lotus. C'est la première fois que je vois un lotus. Il y a aussi une petite montagne avec en haut un temple. La montagne serait dit-on, le résultat de tout un ensemble de amas de débris des anciens palais de la dynastie des Yuan, détruits par la dynastie des Ming qui lui a repris le pouvoir. Cette montagne est la colline de charbon. On commence son ascension avec des marches aux pavés traditionnels. On arrive sur une grande place, loin d'être encore au sommet. Il y un grand mur rouge et une grande entrée, ressemblant étrangement à la cité interdite, mais ma copine m'explique que c'est un jardin d'enfants. Étonnant, quand on voit que c'est gardé par des lions de pierre. De plus ses toits sont ornés de beaucoup d’animaux imaginaires (dragons, phoenix,….) montrant donc une très grande importance du rang, presque autant que les palais de l’empereur. Sur la place, aussi beaucoup de grandes arches chinoises rouges en bois. Le ciel s'assombrit d'une façon impressionnante, tout le monde s'en va, un orage va éclater, on va chercher un abri. Le ciel jaunit et s'assombrit comme la nuit, c'est impressionnant. Les insectes annonçant l'explosion de l'orage, font un énorme bruit. On cherche partout, je trouve une petite maison avec une grande entrée en bronze en plein milieu du parc. Ma copine pense que ce sont des toilettes fermées. Mais je dis que c'est le seul abri aux alentours, j'entre dans la cour de la demeure quand une fenêtre s'ouvre et je vois un jeune chinois. J'essaie de lui expliquer notre situation, mais il n'a pas besoin de l’entendre, il le sait et nous invite à entrer.  Ce fut gentil de sa part, on arrive à l'intérieur. On passe une grande salle sombre et vide avec pleins de tuyaux et on entre dans sa chambre. En fait, c'est un jeune ouvrier qui s'occupe des plans d'eaux du parc. Pendant l'orage, on discuta un peu. D'autres ouvriers du parc dans la même maison nous propose de manger, nous refusons poliement. Un étudiant chinois travaillant pour les vacances  avec eux, est très content de nous rencontrer. Ils nous trouvent gentils. On accepte de se  faire prendre en photo. L'orage terminé, content d'avoir fait connaissance et nous trouvant gentils, on garde contact. Ils nous accompagnent à la sortie en nous conseillant certains endroits à voir dans le parc, comme un arbre qui est naît dans un arbre plus grand. Beaucoup de choses de ce genre assez peu commun ailleurs qu'en Chine. On arrive enfin au sommet avec le temple. On a une vue imprenable sur Beijing et la cité interdite. Cela donne envie de la visiter tout de suite, mais la nuit est tombée et il est tard, il est interdit d'y entrer ou d'y rester la nuit, la légende veut que les fantômes de la cour qui vivait dans la cité interdite, à l'époque impériale, s’y promènent. Par exemple, l’impératrice douairière Cixi apparaît avec des cheveux très longs qui traînent au sol. La nuit commence à tomber, on voit les lumières de Beijing dont une rue très bien éclairée, faisant deviner les champs élysées de Beijing. Quand notre ami ouvrier nous retrouve pour nous remettre un livre plein de plans détaillés de Beijing. On le remercie poliement et sommes touchés aussi de  sa gentillesse. Beaucoup d'autres jeunes étaient venus avec lui par curiosité de nous voir. Ce sont tous des gens simples de vie et très agréable à connaître. Ils viennent tous des campagnes pour travailler dans la grande ville. D’où le comportement différent, moins froid. Je suis heureux d'avoir pour amis de telles personnes. Avant de repartir, il nous dit qu'on sera toujours les bienvenus dans son parc et qu'il ne faut pas hésiter à le demander. Après un petit moment encore assis sur les marches du temple du sommet de la colline, on décide de descendre pour aller manger. On se retrouve dans un restaurant à manger des raviolis. On repart direction un quartier très fréquentés par les occidentaux et qui ne m'intéressait en fait pas du tout car çà puait vraiment l'occidental. Pleins d'hôtel, de bar, night club. Sans doute le quartier animé du centre mais avec trop d'occidentaux dans les coins de rues. Je n'aimais pas et avait envie tout d'un coup de vomir, tellement je ne le supportais pas. Pour éviter cet afflux et ce squatte occidental, on est allé faire vite fait un tour dans une rue où on vend des babioles traditionnelles chinoises et autres objets pour touristes, vraiment destinés pour les occidentaux. Rien ne m'intéressait vraiment, les vendeurs étaient étonnés de voir que j'étais difficile, mais tous leur trucs ne sont pas originaux pour moi, c'est du déjà vu, rien d'extraordinaire et moi je recherche des choses que je n'ai pas encore vues. Et à part peut être acheter quelques conneries pour cadeaux aux proches, je vois pas l'intérêt pour l'instant. Je ne suis pas encore à long terme en Chine, je ne vais pas me mettre à l'avance à la déco de la maison. Bref, rien n'était bien et c'était trop cher de toute façon, de l'arnaque pour étrangers quoi. On repart de ce quartier occidental qui pu pour aller chercher un taxi. Chacun de son coté, moi et ma copine, guettions les taxis pour rentrer quand une vieille femme me voyant tout seul est venue m'accoster pour me proposer un massage avec une « ladie ». Autant dire, une pute. Bref, j'ai décliné et ma copine qui savait ce qui se passait était vite revenu. La femme disait que c'était une proposition de massage professionnel, mais on sait bien que c'est des conneries. Ce genre de femme avec d'autres copines cherche des étrangers pour les attirer vers une fille de confort. Je ne pouvais pas rester une minute de plus dans cet endroit immonde. On est enfin rentré. Comme si çà suffisait pas, en arrivant dans notre chambre d'hôtel on reçoit sous notre porte des cartes d'invitation du même genre. Parfois même on vous appelle directement sur le téléphone de votre chambre. Par contre en début de soirée, on est allé dans une rue de fête à la chinoises avec des bars à la chinoise, de la musique à la chinoise. Bizarrement, on sentait plus chez nous, dans notre milieu. C'est agréable de voir des salarymen chinois partis cuver qui vous souhaitent la bienvenue en Chine. Bref on boit un thé et dodo. Demain avant de quitter Beijing, on va enfin faire la cité interdite.

 

Par Christophe - Publié dans : Chine - voyage été 2007
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Samedi 8 décembre 2007
29 JUILLET 2007

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Le trajet de ce vol est long ce coup-ci et on dort difficilement, alors on parle. En voyant les écrans qui montrent l'avancée de l'avion sur une carte, je m’aperçois que la Russie est immense. Pendant les 3 quarts du vol on la survolait, seulement le dernier quart était au dessus de la Chine. En même temps, Beijing est très au nord et finalement pas très loin de la Russie. Bref, on va enfin arriver sur Beijing en milieu de matinée. Ma pauvre copine est trop fatiguée pour se réjouir d'être enfin arrivée sur le sol chinois. Les chinois sont souvent des petites personnes mais il y en a aussi des immenses. C'était surtout des petits que j'ai vu à l'aéroport. Ce dernier est d'ailleurs très moderne. Les chinois ne vous sourient pas beaucoup mais plus que les russes, c'est déjà çà. On arrive au dédouanement. C'était le moment du changement des équipes, çà fait très officiel, une rangée de gens venant en remplacer une autre. J'étais en Chine! En Asie!  Je n’arrivais pas à le croire! Il faisait très chaud et humide, mais çà reste tout à fait respirable. Je parle la première fois avec un chinois local, il dit « hello » je dis « ni hao » et il répond « ni hao ». Bah oui désolé mais c'est un instant riche en émotions, je suis en Chine! Je passe la douane mais je n’ai pas donné mon avis sur le questionnaire électronique quand à la satisfaction du service de la douane. Ce sont des boutons avec des têtes qui sourient ou pas. Je l'ai fait sur le retour et la fille était très contente que je réponde très positif. Elle aura une prime comme çà. En sortant de l'aéroport on voit des statuettes et affiches touristiques. Assez commercial dans l'esprit je trouve. On sort pour prendre un taxi, une traître de femme voulait nous proposer le bus vers notre hôtel pour 120RMB. A la place on a pris un taxi pour 80RMB avec donc plus de confort. Mais le chauffeur de taxi reste un traître aussi, vous saurez pourquoi. Par la suite on paiera beaucoup moins cher. Enfin on prend le taxi pour entrer sur Beijing. J'étais au début médusé par la pollution. On ne voyait pas le haut des buildings et on ne voyait pas à 100 m. Très brumeux à cause de la pollution combinée à la chaleur et l'humidité. Mais çà ne pu pas. Et mon allergie a bizarrement disparue mais elle est revenue une fois en France. Il faut dire que Beijing n'est pas forcément une ville très belle comparée à Xi'an. En effet, Beijing est trop grise, mais cette couleur selon une légende locale porte bonheur. Mais çà construit partout, beaucoup de poussières de bâtiments très hauts qui s'élèvent partout, les grues à chaque coin de rues.... Bref on voit bien qu'ils se préparent pour les JO de 2008. Mais le problème c'est qu’ils construisent beaucoup trop vite, en grosse quantité, donc très mal. Travail bâclé. Ils jugent plus sur la quantité que la qualité, çà se voit. Mais çà, c'est bien le défaut en Chine. Les bâtiments sont moches et étouffants, spécialement sur Beijing. Parfois, certains bâtiments font peur limites sortis du chaos. Ce n’est pas très beau et plutôt dans le style dépassé. Seulement 2 ou 3 sont acceptables. Heureusement, il y a aussi les lieux traditionnels de l'ancien Beijing qui restent de loin les endroits les plus agréables de la ville, même si anciens, on s'y sent plus à l'abri. Le fait que les rues soient un mélange de nouveau et d'ancien rend la ville globalement pas belle du tout et totalement désorganisée. Je le dis, pour moi elle est très loin d'accueillir les JO. S'il y a bien une ville qui le peut, c'est plutôt Xi'an. Cette ville est plus belle, plus agréable que la capitale et peut accueillir tout le monde aussi, mais il est trop tard. Toutefois, je ne pense pas que ce sera un vrai succès comme l'espère la Chine. Et une chose est sûre, moi et ma copine avons rayés Beijing de la liste des villes à habiter. Ce traître de taxi man nous propose un hôtel plus proche du centre ville que le nôtre qui est déjà réservé depuis la France. Très fatigués et ayant encore l'habitude d'agir à la française, on fait confiance parce qu'il « semble » gentil et il nous y emmène. L'hôtel se trouve effectivement proche du centre, mais perdu au milieu de rues étroites et sordides, c'est un quartier plutôt pauvre et pas propres et peu recommandable, beaucoup de voleurs. Le taxi man dit que si çà ne nous plaît pas, il nous proposerait mieux, mais pense qu'on ne veut pas payer cher l'hôtel. Mais il reste cher pour un hôtel en chine, juste parce qu'il se trouve au centre de la ville, proche de la place tian amen et de la cité interdite. Ma copine entre et inspecte la chambre pour voir, j'attends  à côté du taxi, pour surveiller qu'il ne s'en va pas avec nos bagages, l'hôtel semble simple même si de style ancien, il ne semblent pas appréciés les étrangers, les femmes de l'hôtel ne semblaient pas très rassurées qu'un Français soit présent quand elles regardaient mon passeport. Il faut savoir qu'en Chine certains hôtels n’étant pas très bien en apparence, ne peuvent accepter facilement des étrangers. Même si l'hôtel est loin de ressembler à l'autre qu'on a réservé, j'étais prêt à y aller car il fallait se reposer, je m'en fichais et je m'inquiétais pour ma copine qui était la plus fatiguée. En plus on avait faim. Ma copine, après avoir vu la chambre, décide d'y rester. Alors on y va. Le taxi repart et le chauffeur avait l'air surpris qu'on accepte. Mais nous n'avions pas encore annulé la réservation de l'autre hôtel. Il faut savoir aussi qu'en Chine quand on prend une chambre d'hôtel, on paie la nuit mais on donne aussi une caution qui est rendue à la fin. Cette caution coûte souvent presque le prix d'une nuit. Les chambres sont souvent équipée de TV + chaînes du câble, téléphone, lit double, théière pour chauffer l'eau, du thé, salle de bain intégrée. Dans tous les hôtels, il y avait çà au minimum, mais certaines chambres laissaient à désirer tant niveau propreté que solidité des choses. De plus, les toilettes à la chinoise (non turcs mais dans le genre occidental) ont du papier toilettes tout pourris et leur chasse d'eau est bizarre. L'eau monte pour redescendre en aspirant tout. IL n'y a pas de grattoir ni de débouche toilette, ni de javel. Toutefois, il faut savoir que pour éviter de boucher les toilettes, il faut jeter les papiers toilette dans la  poubelle à coté, çà ne supporte pas le papier. Bonjour les odeurs, je ne l'ai jamais fait, j'ai forcé les toilettes à se vider. J'ai failli en boucher définitivement mais avec de la volonté on y arrive. Vraiment pourris les toilettes en général en Chine. J'espère bien avoir des toilettes à l'européenne qui restent les meilleurs de ce coté là la prochaine fois^^. Sinon, une particularité en Chine, dans toutes les salles de bains que j'ai vues jusqu'à présent, c'est que quand elles ne sont pas équipées de baignoire, la douche,,, n'est pas une cabine de douche. En effet, vous prenez la douche sans cabine, dehors, dans la salle de bain, souvent à côté des toilettes, ce qui fait qu'on en met partout. Imaginez, le trou où s'évacue l'eau est à même le sol de la salle de bain. Bref, peu commun, comme une douche à la piscine public. Chouette de prendre sa douche après quelqu'un qu'a chié et que çà pu. Enfin notre chambre n'était pas top dans le sens pas très belle, sombre et dépassée d'après ma copine. Et les installations sont plus que pourris, beaucoup de choses qui se décrochent du mur. Même si les femmes de chambre étaient gentilles, surtout intimidées de voir un étranger dans leur établissement, la chef était vraiment pas aimable, un vraie conne. Comme je sentais que ma copine se sentait mal, j'ai décidé qu'on repartirait à l'autre hôtel, De plus, doutant de savoir si notre hôtel en fait n'est pas encore plus proche du centre ville, on leur demande de faire des recherches sur Internet. Là-dessus, le taxi man avait raison, notre hôtel était effectivement très loin par rapport à celui actuel. Toutefois, voyant que ma copine n'arrivait plus à le supporter, on va aller à l'autre hôtel. Mais d'abord, on va manger. Malheureusement on arrive à la fin de service du midi d'un restaurant, fallait commander vite fait, avec une patronne très conne aussi. On mange vite fait quelques plats chinois accompagné de jus de pastèque. J'adore la pastèque^^. On repars à l'hôtel en ayant chopé un taxi en chemin, On téléphone à la patronne de l'hôtel pourris depuis notre chambre en lui disant qu'on va partir car on décide de changer d'hôtel et donc on veut se faire rembourser notre nuit. Au pire on laisse la caution qui sur le coup n'était pas grand chose pour dédommagement, même si on n'a pas du tout utilisé la chambre. Malgré çà, la patronne dit que ce n'est pas possible et nous rend seulement la caution, pas la nuit payée.  On récupère vite fait nos valises pour partir, tout le monde est étonné. On cri au scandale exprès quand des clients sont dans le hall et on claque violemment la porte. Ma copine les a tous insultés de connards en chinois et moi si je pouvais j'aurais dit que leur établissement ne mérite pas de servir d'hôtel pour les JO et que c'est de la merde. Quand on essaie d'être gentil et d'arranger les choses, ces connards de Beijing empirent les choses. Bref, on part en taxi à l'autre hôtel, Enfin on est dans notre chambre. Au final celui-ci est mieux, même si c'est un peu moins bien qu'on pensai car la chambre n'est pas nettoyée. Il semble que c'est nouveau depuis cette année, en Chine en général, les chambres ne sont pas nettoyées. Ce n'était pas le cas avant. Bref, on se pose dans notre nouvelle chambre. Cet hôtel fut le seul endroit en Chine où j'ai du utiliser ma carte bancaire, pour la caution. Car il est international et un peu plus sérieux que les autres. Il cherche donc à s'assurer que les clients sont nickels. Mais leur chambres ne sont pas totalement nickels par contre^^. Passons, on a enfin notre hôtel, On se pose une petite heure en buvant un thé. Cette première journée  en Chine sera la pire, heureusement toutes les suivantes sont géniales, sans doute un temps d'adaptation mais musclé me direz-vous. Pour ne pas gâcher complètement cette journée, après quelques câlins et consolation pour se remonter le moral, on décide d'aller voir la place tian amen. On y va, on prend un taxi enfin sérieux. Petite remarque : les taxis sérieux sont ceux où les chauffeurs sont protégés par des grilles. Ceux-là se sont déjà fait tapé par des clients qui vont jusqu'à les forcer de les conduire en pleine campagne, loin de la ville et gratuitement. Du coup ces chauffeurs martyrisés sont depuis sérieux et ne cherchent pas à arnaquer et ne font pas de détours. Il nous emmène sur la place tian amen donc. Après une traversée encore dans les rues de bâtiments moches pas beaux, on longe un mur rouge très familier (celui de la cité interdite), puis s'ouvre un grand espace blanc, c'est la place tian amen, la plus grande place du monde. On vois sur la droite une entrée de la cité interdite avec le portrait de Mao et sur notre  gauche, le tombeau de Mao (nous n'avons pas pu voir son cadavre car c'est fermé jusqu'au 20 septembre), des monuments du parti communiste à l'époque des guerres civiles, et les bâtiments officiels de l'état. La place est toute remplie de monde, quelques étrangers (dont quelques français, merde, je pensais pas en voir du tout dans mon voyage, et je l'ai fait savoir en hurlant, ils ont entendu^^) et surtout beaucoup de chinois de toutes les régions et de tous les dialectes possibles et imaginables. Toutes les ethnies chinoises étaient rassemblées dans cette place. Des gens petits très grands, énormes, de vêtements différents, ce qui est le plus intriguant, c'est de voir un chinois aux yeux bleus, c'est un métisse sino-russe. Nous aussi, on était intriguant. Tout le monde nous regardait d'une manière étonnée, comme si c'était la première fois qu'il y a un couple franco-chinois. Bref de toute façon, c'était sympa de voir tant de monde sur cette place, tout le monde ensemble à regarder ce qu'il s'y passe, c'est l'esprit de cette place. Nous sommes arrivés pile au moment où se fait la cérémonie de tombée de drapeau national par la garde. D'ailleurs, des gardes il y en a partout, c'est le lieu le plus surveillé du pays. Ces gardes en uniforme vert allaient faire descendre le drapeau puis l'enrouler et l'emporter pour le remettre le lendemain matin très tôt. Cette cérémonie s'est faîte à 18h, un moment très officiel en Chine. Mais cette cérémonie se fait sans musique sans ordre à haute voix, et il n'y a pas de moment de silence, les chinois regardent mais continuent de parler normalement. Les gardes chinois sont aussi la police de la ville et surveillent les rues. Il y en a des sérieux comme des pas sérieux. Ils ont presque tous la même tête (bizarre^^) et ne sont pas très costauds, des petits bras. Mais bon, je suppose qu'ils assurent la sécurité très bien. On s'en ai même fait un pote par hasard. On continue notre promenade sur la place, bien qu'immense elle se traverse vite (compter pas plus de 10 minutes) la nuit tombe aussi très tôt en Chine, avec la brume çà fait peur, c'est impressionnant, c'est une nuit à moitié violette, bleuâtre puis totalement noire. Avec l'éclairage, on voit constamment un épais brouillard devant soit. Mais la place est très belle quand tous les bâtiments et monuments officiels sont éclairés. On voit de nombreux vendeurs de cerf-volant géants sur la place. On est passé sous un portique très ancien la nuit, et c'était impressionnant. On décide d'aller dans le meilleur restaurant de canard laqué (spécialité pékinoise) de la ville. On se fait servir un entier pour nous, si le cuisinier parvient à couper 108 ou 109 tranches (je sais plus), on est alors servis comme des empereurs. Ce qui fut le cas. Nous en étions ravis. Mais on n'a pas pu tout finir, c'est très gras et lourd le canard laqué, le vrai, pas la grosse merde qu'on sert dans les restos chinois de france. Dans le restaurant, les chinois nous regardaient, parce que j'étais le seul étranger dans le restaurant. Bon j'aurai le droit à çà tous les jours^^. Après manger, on repart faire un petit tour en ville vite fait et on rentre à l'hôtel, pas mécontent que cette journée se termine positivement^^. Après avoir un peu discuté, dodo très rapidement car très fatigués. Petit détail qui a son importance, dans la ville de Beijing, spécialement, j'ai remarqué que beaucoup d'hommes (tout age et toute catégories sociales et de métier confondues) se laissent pousser les ongles de leur petit doigt. C'est intriguant. Ma copine ne savait pas non plus ce que çà signifie. Cela proviendrait à l'origine du temps de l'empire à un rang social élevé de quelqu'un de très cultivé et lettré. Mais maintenant, çà servirait pour se gratter le nez et les oreilles (dégueulasse^^). C'est sans doute une mode bien urbaine et débile. On a dormi très tard, on voulait alors sortir encore un peu autour de l'hôtel, on avait soif mais tout était fermé autour de l'hôtel, on est alors retourné dans l'hôtel et somme allé dans sa maison de thé. On a bu chacun une bouteille qui valait 3 RMB dans les magasins. Les gens était au départ serviables en nous installant confortablement avec de la musique chinoise traditionnelle, Au moment de payer le maître de thé nous taxe 40 RMB, C'était très cher, et exagéré tout simplement parce qu’il y avait moi qui suit étranger. Ces augmentations de prix en ma présence se feront sentir pendant  tout le voyage. Mais ce coup là était le pire  et inacceptable. Ma copine hallucinée, a craqué et tous les deux n'étions pas d'accords, on a failli faire un nouveau scandale. Ma copine en a presque pleuré, voyant que la Chine change en pire qu'avant avec pleins de connards de commerçants, ordures, tous autant qu'ils sont. Le « maître de thé », très lâche, avait fait dire le prix par son employé. L'employé savait que c'était abusé et n'en était pas fier, limité perdu la face. Le maître souhaite s'excuser. Moi pour un maître je trouve plutôt qu'il est une vraie merde et un escroc qui arnaque les étrangers plus que tous les autres. Sur le moment, moi qui ne comprenait pas le chinois, je ne pouvait rien faire ni dire quoi que ce soit, mais si je pouvais, je l'aurait calmé et il aurait tout intérêt à ne plus jamais croiser mon chemin. J'ai seulement eu envie d'expliquer que ce n'est pas bien, on en a marre et que si ma copine ne va pas bien, je ne vais pas bien et çà, je ne pardonne pas. Ma copine l'a expliqué à ma place sans le savoir. Elle a ajouté que ce sont des connards tous les gens de son genre. Voulant se faire pardonner, il nous a invité à boire gratuitement le thé le plus cher de Chine. Ma copine le certifie. Mais cela ne suffit pas, cela n'excuse rien de ce qu'il a osé faire. Il voulais devenir notre ami, mais il rêve, on ne fonde pas une amitié sur de la souffrance, on n'a pas gardé sa carte. Il voulait nous rendre beaucoup de services car il pense que nous ne lui pardonnerons jamais, mais qu'il peut au moins faire çà.  Ma copine accepta en profitant de cette occasion pour qu'il aille lui-même réserver notre train pour Xi'an à notre place, sans perdre de temps. On lui laissa tout de même 20RMB à la place des 40RMB, ce qui est trop gentil de notre part. Par la suite, nous ne seront plus aussi naïfs et gentils que çà. On sait comment sont les chinois commerçants et de services maintenant. Nous devons rien écouter et imposer tout, tout de suite, comme le prix. On repart dans notre chambre. Le lendemain, on s'aperçoit qu'il n'a pas fait correctement son travail, on ne lui faisait pas tellement confiance de toute façon. Du coup, par manque de temps on a demandé au personnel de l'hôtel de nous réserver un avion pour Xi'an. Bref, c'était la journée de merde. Mais après çà allait beaucoup mieux car on ne se laissait plus faire comme des débutants.

Par Christophe - Publié dans : Chine - voyage été 2007
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